Je voulais vous parlez d'un sujet qui me tient à coeur, je me suis beaucoup informer sur ce problème pour le présenter devant ma classe, maintenant devant vous : j'aimerais vous parlez de prostitution.
Ce phénomène a gagné tous les milieux, des banlieux défavorisés aux quartiers luxueux de Paris. Et oui, des prostitués de luxe ça existe. Les cadres, les gros dirigeants d'entreprises débourse 1000¤ en moyenne pour s'offrir l'une d'entre elles. Ces prostitués sont là pour évacuer le stress de ces hommes d'affaires. Elles les accueillent dans des superbes appartements, dans une ambiance "romantique"...Niveau hygiène : elles font très attention, et vont parfois même jusqu'à exiger un test sanguin de leurs partenaires. Elles prennent le temps de se raffraichir entre deux clients, ce qui est rare dans ce milieu...
Ces filles sont celles qui affirment avoir choisi leur métier. Ce sont celles qui vous font croire qu'on peut aimer ce métier, et le pratiquer comme tout autre. Ce sont celles qui nous rendent passifs, face à toutes les autres filles dans la misère.
Ces autres filles sont largement majoritaires. Elles sont généralement originaires des pays de l'est ou d'Afrique. On leur a promi une vie de mannequin en Europe, mais avant il faut rembourser le voyage, alors on les fait travailler pour "mama"...
La découverte de ce pourquoi on les a fait venir est fracassante...Du haut de leur 13ans elles ne connaissent pas le sexe...et vont tout apprendre en une nuit. Elles passeront en revue toutes les positions, apprendrons à faire une félation, à avaler, à crier, à simuler l'orgasme dans ces moments si durs...
J'aimerais vous recopier une interview très cru tirée du livre "la prostitution Africaine en Occident da Amely James Koh Bela.
Kyreen agée de 28ans raconte son calvaire à Amely:
-tu ne peux pas t'imaginer tout ce que j'ai enduré, tout ce que j'ai fait, avalé... Au début, je pleurais et je vomissais, les clients sont allés se plaindre et Joé (son mac) pour me punir m'a fait faire une partouze avec trois de ses amis pendant la nuit entière et, dès neuf heures, j'enchaînais d'autres clients dans les toilettes du bar. Je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi ce que j'ai subi cette nuit. Le sexe rend chiens les hommes. Sans pitié, certains demandent des sodomies sans lubrification préalable parce que, ce qu'ils recherchent, c'est l'expression de la douleur sur notre visage, les cris de douleur, les larmes et surtout des petits écoulements de sang sont "la cerise sur le gâteau" qui leur font plaisir, tout cela dans une violence inouïe. La douleur est tellement atroce que j'étais tétanisée , comme paralysée; je croyais que j'allais exploser tellement je souffrais et je saignais.
C'est alors que les mac proposent aux filles de la drogue, elles commencent à en prendre pour supporter la douleur, le mal-être, et deviennent vite accro. Les mac se servent alors de ces drogues dures comme moyen de pression sur les filles pour qu'elles ramènent plus d'argent, et surtout, pour qu'elles ne partent pas. Impossible alors pour elles de tout arrêter elles sont prises au piège... physiquement elles sont épuisés, elles attrapent des infections à répétitions, des MST, le SIDA et meurent très jeunes, seules dans des foyers miteux... elles sont également victimes d'agressions, les pervers qui ont subi des attouchements en étant gamins se défoulent sur ces filles, parfois les tuent. Les clients racistes sont les plus violent, ils mutilent les filles, les brulent avec leurs cigarettes, les ligottent et accompagnent l'acte sexuel de propos injurieux.
Les conséquences ne sont pas que physique, mais avant tout mentale. Ces filles sont traumatisées, c'est une plaie qu'elles porteront à vie. Elles culpabilisent, n'ont plus confiance en elles, pensent qu'elles méritent leur sort. Elles se sentent salis et passent des heures sous la douche à tenter d'enlever la crasse qui leur colle au corps et qu'elles trainent en permanence.
Au delà de cela, ce phénomène contribue à la chosification de la femme en générale; victime de préjugés, de rumeurs, de discriminations. On la représente comme un objet de plaisir, un être inférieur qui n'a aucun droit, aucunes exigences.
Moi quand je croise une prostitué, je ne me dis pas qu'elle a choisi son statut, et que par conséquent je peux la mépriser. Moi je m'interroge, je me demande comment on peut acheter, s'approprier et profiter de ces femmes? Comment peut-on faire souffrir autrui a ce point? comment peut-on abusés de ces êtres meurtris, fragiles ? Comment peut-on leur infliger une telle perversité, une telle horreur ? A ces questions je ne saurais répondre. Ma seule certitude, c'est que jamais je ne comprendrai la prostitution et ce qui l'entoure.
Non à tous ceux qui le croient encore, la prostitution n'est pas un choix !